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Assassinat motivé par la racisme : pas de prison ferme pour les coupables !

Je n’en reviens pas. J’avais évoqué cet assassinat, le procès ne donnant lieu à aucune réflexion médiatique sur le caractère raciste du meurtre, aucune organisation antiraciste ne se manifestant pour dénoncer cette conséquence de l’idéologie racialiste imprégnant certains esprits.
Un des accusés détenait des photos de propagande néo-nazie.
Maintenant 5 ans de prison avec sursis total, un permis de tuer des personnes d’origine africaine ?
Il n’y a même pas de décision pour contraindre à la « déradicalisation » de ces jeunes assassins, comme on en parle à longueur de déclaration pour les jeunes séduits par le djihadisme.
De jeunes voyous néo-nazis pouvant continuer leurs tribulations haineuses

Ecoeurée autant par le silence que par le jugement.

Interpellée aussi par le relent d’antisémitisme présent dans un commentaire faisant croire que seuls les actes perpétrés contre des concitoyens belges juifs seraient dénoncés et médiatisés.

Or,  il y a bien des organismes, organisations et associations qui prennent en charge les plaintes pour xénophobie, racisme et antisémitisme. Les trois ….

Les associations centrées plus spécifiquement sur les délits et crimes touchant d’un côté des membres des communautés juives et de l’autre des membres de communautés musulmanes donnent de la voix. Il suffit de voir les échos dans les médias.

Ce que je constate : à côté d’associations centrées uniquement sur leur communauté, des organisations juives ont récemment à la fois appelé à commémorer le génocide arménien et à honorer la mémoire des 148 victimes des fanatiques islamistes shebab de l’Université de Garissa au Kenya tout en ayant de façon permanente le même humanisme à l’égard de toutes les victimes d’agressions et de meurtres haineux sans distinction;

les associations se présentant comme combattant « l’islamophobie » ont exclu du champ de leurs dénonciations les non musulmans, donc nos concitoyens d’origine arabe, sub-saharienne, asiatique etc …. chrétiens, animistes, juifs, athées …. alors qu’au sein de ces communautés, des voix s’élèvent contre ces discriminations « internes » et contre l’intégrisme islamiste qui a pollué les esprits mais sont contrecarrées parfois violemment.

Cette désunion organisée ainsi que la correctionnalisation de l’assassinat – au lieu de la cour d’assises – et le quasi silence de la famille ont permis la très grande discrétion entourant le procès. Il faut donc briser le silence en faisant appel aux associations et organisations qui ne s’enferment pas dans le communautarisme. Au lieu de montrer du doigt une communauté ou une autre et entretenir à dessein, dans ce cas-ci, l’antisémitisme, comme d’autres entretiennent la xénophobie et le racisme.

Ce commentaire était d’autant plus déplacé que plusieurs attentats ont spécifiquement ciblé des membres de communautés juives.

http://www.lanouvellegazette.be/1272997/article/2015-04-27/mort-de-papa-becaye-ba-a-la-louviere-l-agression-raciste-est-reconnue-mais-les-c

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L’Africain du Groenland, de Tété-Michel Kpomassie

Je viens de découvrir « L’Africain du Groenland » de Tété-Michel KPOMASSIE, Togolais, 74 ans. Livre réédité après 30 ans.
Récit de ce voyageur togolais souhaitant découvrir les Inuits du Grand Nord, leur mode de vie, leurs croyances. Huit ans de périple depuis Lomé pour arriver au Groenland.
Un homme à la peau noire appréhendé d’abord avec peur par les enfants et les adultes qui croyaient voir débarquer un esprit malfaisant. Devenu pendant 2 ans un Inuit à la peau noire, tout simplement ….
Expérience qu’il a eue à coeur de partager avec sa famille incrédule et ses compatriotes – la neige inconnue, la chasse dans un pays sans arbres, difficile à imaginer -.

Un parfum de goût de la découverte d’autres univers, de curiosité pour des êtres différents, de courage, de volonté d’aboutir …. de quoi faire réfléchir ceux qui grelottent de peur et de racrapotement des esprits et des comportements face à l’immensité d’un monde et d’une humanité fascinants.
Une aventure qui commença par lecture d’un livre.

http://www.rfi.fr/culture/20150421-tete-michel-kpomassie-africain-groenland-togo-livres/

Au-delà de la nécessaire solidarité d’urgence

Que l’envoi tout à fait justifié de secours au Népal nous fasse aussi réfléchir à ce que nous pourrions faire pour améliorer la situation des migrants, au départ d’abord, à l’arrivée ensuite. Des populations en grande difficulté mais que l’on ignore toujours quand il n’y a pas de désastres humanitaires.

Regardez les Népalais. Des moyens sont dégagés pour apporter soins, eau, nourriture, tentes (et après il faudra reconstruire, en espérant que ce ne soit pas comme à Haïti) mais l’esclavage, les accidents de travail des ouvriers Népalais entre autres au Qatar, on s’en fiche pas mal du moment que chacun puisse s’extasier devant les championnats de football ….

Laicité :  » Il faut être laïc pour sauver la religion  » par Kamel Daoud

Dans le monde dit « arabe », c’est le ciel qui trace les frontières de la Terre et transforme les nations en nuages éphémères. C’est le nouveau siècle et les pays du coin sont des tracés sur le sable, entre une caravane avec un hymen et un drapeau, une prière ou un colon. Le ciel s’y joue et tue l’homme qui passe ou s’y attarde. Cela se passe ainsi quand on ne sépare pas religion et État, péché et délit. « Séparer l’État de la religion sauve l’État bien sûr, mais sauve surtout la religion », me dit l’ami dans les rues de Bruxelles, hier soir. Étrange qu’on n’y pense pas chez nous, pour les plus généreux d’esprit. Les religieux sincères devraient être en effet les premiers à défendre la laïcité : cela permet de garder la foi loin du Parti, de maintenir la religion dans la pureté du cœur et le champ du choix. Préservée de la politique, une religion est préservée des ambitieux, des calculateurs, des violents, des corrompus et des manipulateurs qui y viennent par cupidité et haine et non pour chercher la voie du sens. Ceux qui y viendraient prier ou guider, le feront par choix, amour, compassion, quête spirituelle, désir de trouver du sens. On verra alors s’éloigner ces mauvais vivants qui, au nom de lareligion, tuent la foi et l’homme et le passant et la femme et le rire et le monde.

Sauf que le mot a mauvaise presse, sali par ceux-là mêmes qui disent que la laïcité est un crime contre Dieu et un complot de l’Occident.Cela se comprend : l’assassin défend son masque. S’il vous dit que séparer la religion et la politique est un péché, c’est parce qu’il fait de la politique au nom de la religion. Cela ne l’arrange pas de perdre son masque. Il fait commerce, il ne se soucie pas de faire d’une croyance son mulet ou sa chaussure. Séparer la religion du politique, c’est séparer la carrière de la croyance. C’est aussi mettre à nu l’ambition de l’homme qui veut prendre le pouvoir au nom du pouvoir de Dieu. Il vous dira qu’il veut ce que Dieu veut,que l’islam est la solution et qu’on doit appliquer la loi de Dieu. Sauf qu’il ne s’agit pas de cela. Il ne s’agit pas de guider les cœurs vers le ciel mais les gens vers la soumission. Séparer l’État de la religion sauve la religion de ceux qui la salissent et la manipulent. Cela permet de voir venir les meilleurs cœurs vers une foi. Cela permettrait de libérer une religion de sa prise d’otage par la violence. C’est alors que l’on parlera de l’homme, de l’amour d’un Dieu, de sens, de vision, de conviction, de partage, de don, de sacrifice. Au lieu de parler de fatwas, interdits, tabous, haram/hallal, haine, complot,sexe, femme, nudité. Sourire sera la première lettre de l’alphabet. Séparer le politique du religieux, c’est unir l’homme au désir d’un Dieu. La carte du monde serait alors tracée par les pèlerins, pas par les tueurs et les morts. Et jamais ce monde dit « arabe » ne connaîtra la paix tant qu’il confondra verset et épée, religion et politique, califat et calculs.

Kamel Daoud
Le quotidien d’Oran
2 avril 2015

Les médecins-conseils des mutuelles ne tombent évidemment pas dans la catégorie des médecins conventionnés (c’est-à-dire des médecins généralistes et spécialistes respectant les accords limitant les honoraires médicaux).
Or, une quarantaine d’entre eux ont fait « comme si » et ont pu bénéficier d’une prime annuelle versée aux médecins conventionnés (ce qui est déjà un peu fou, non, un intéressement financier pour ne pas trop ponctionner dans la poche des malades et diminuer l’effet « médecine à deux vitesses » ?).
L’INAMI finit par découvrir le pot aux roses, la ministre de la Santé Publique fait mettre de l’ordre pour que les médecins-conseils ne puissent plus se constituer un petit pécule supplémentaire. Mais elle ne veut pas lancer d’actions en récupération des sommes indûment perçues sous prétexte que la loi laisse place à l’interprétation.

Donc, selon ton statut social, le couperet tombe ou ne tombe pas : tu es médecin-conseil, tu as fraudé, tu ne dois pas rembourser; tu es chômeur, allocataire CPAS, malade, handicapé, tu dois rembourser et tu es exclu, parfois traîné devant le tribunal, le peu de biens que tu as peut être saisi.

L’insistance de la députée N-VA, An Capoen, à aller jusqu’au bout d’une procédure de récupération n’est certainement pas dénuée d’arrière-pensée, le parti nationaliste rêvant de voir réduire sinon disparaître de l’horizon de grands volets de la Sécurité Sociale, en premier lieu les intermédiaires que sont les mutuelles (et les caisses de chômage gérées par les organisations syndicales). De lièvre soulevé en lièvre soulevé, il espère que la technique du « je lave plus blanc » fonctionne dans l’esprit des électeurs.

http://www.levif.be/actualite/belgique/l-inami-ferme-les-yeux-sur-les-primes-touchees-abusivement/article-normal-374177.html?utm_source=facebook&utm_medium=social&utm_campaign=vif

A propos du sort des minorités dans le monde (Amin Maalouf)

« Pour toute société, et pour l’humanité dans son ensemble, le sort des minorités n’est pas un dossier comme les autres ; il est, avec le sort des femmes, l’un des révélateurs les plus sûrs de l’avancement moral, ou de la régression. Un monde où l’on respecte chaque jour un peu mieux la diversité humaine, où toute personne peut s’exprimer dans la langue de son choix, professer paisiblement ses croyances et assumer sereinement ses origines sans encourir l’hostilité ni le dénigrement, que ce soit de la part des autorités ou de la population, c’est un monde qui avance, qui progresse, qui s’élève. A l’inverse, lorsque prévalent les crispations identitaires comme c’est aujourd’hui le cas dans la grande majorité des pays, au nord de la planète comme au sud, lorsqu’il devient chaque jour un peu plus difficile d’être sereinement soi-même, de pratiquer librement sa langue ou sa foi, comment ne pas parler de régression ?. »
-Amin Maalouf-

Le port du voile prescrit par des religieux islamistes : mépris pour les hommes

L’incohérence de ceux qui en appellent à leur religion pour faire des femmes la cause de leurs comportements misogynes se révèle avec constance.
Je viens de lire des commentaires à ce que j’ai écrit il y a deux jours sur le voile (à l’école), pièce de vêtement justifié par l’incapacité d’hommes (pas tous heureusement) à juguler, transformer leurs pulsions sexuelles. On en appelle à la soumission volontaire et nécessaire des femmes à Dieu, à ses prescrits, à la nécessité du DEVOIR (en majuscules) de soumission à Dieu.

Les hommes seraient-ils donc dégagés de toute obligation de maîtriser leur libido, serait-ce un prescrit religieux ? Auraient-ils reçu l’autorisation divine d’être agressifs, violents, violeurs, sinon par des écrits rédigés par d’autres hommes ?
Que les femmes portent d’ailleurs ou non les vêtements jugés obligatoires, car, quand on a dans la tête l’absence de respect des femmes, un vêtement de plus ou de moins n’entre plus en ligne de compte, le harcèlement et les agressions répandus dans certains pays le prouvent, musulmans ou non musulmans.

Quelle éducation donnent donc ces adultes, hommes et femmes, à leurs garçons, les rendant incapables de vivre ensemble, sans tensions, avec les femmes, dans la sphère privée comme dans l’espace public.
Quelle triste image d’eux-mêmes donnent-ils à ces garçons auxquels on apprend qu’ils sont incapables de se maîtriser, d’être autre chose que des dominants sexuels, trouvant leur « fierté » dans l’oppression et la violence, quel mépris des hommes !

Il est évident que le respect est dû aux femmes portant le voile, leur foi leur appartenant. Nous-mêmes sommes porteurs d’obligations sociales en matière d’habillement et chacun de nous adapte celui-ci en fonction de différents critères personnels.
Mais, dans l’enseignement, apprenons à nos jeunes, tous, à se respecter eux-mêmes, garçons comme filles, et à respecter les autres. Une image positive, valorisante venant compléter l’acquisition des savoirs et savoir-faire.